Combien gagne un professeur d’université en France ?

Un professeur d’université perçoit de 3 308 à 6 567 euros bruts de traitement mensuel. Les primes s’y ajoutent selon son statut, ses fonctions et leur attribution.

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À l’université de Perpignan, les responsables ont inscrit dans leur campagne 2026 des primes individuelles de 4 000 ou 5 200 euros annuels. Les professeurs doivent demander ce complément et obtenir son attribution. Leur revenu varie aussi avec les promotions et les responsabilités exercées.

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Une rémunération à plusieurs composantes

Un professeur des universités titulaire du public perçoit un traitement indiciaire, le salaire fixé selon sa position administrative, compris entre 3 308,11 et 6 566,99 euros bruts par mois. Avec le versement intégral de la composante statutaire, une indemnité annuelle de 4 800 euros liée au grade, il atteint entre 3 708,11 et 6 966,99 euros bruts mensuels en équivalent annualisé. Il peut ensuite recevoir des compléments pour ses responsabilités et ses activités.

Les professeurs des universités appartiennent à un corps de fonctionnaires titulaires du secteur public français. Avec les maîtres de conférences, ils forment les deux principaux corps d’enseignants-chercheurs. Dans les établissements, les étudiants rencontrent également des enseignants relevant d’autres statuts. Pour associer une rémunération à un enseignant, il faut donc identifier le corps auquel il appartient.

L’administration calcule le traitement des professeurs à partir de leur grade, le niveau de carrière, et de leur échelon, une étape de progression dans ce grade. Elle applique les montants de la grille entrée en vigueur au 1er janvier 2024, repris dans les tableaux consultés pour 2026. Pour les indemnités, le dernier barème réglementaire identifié est applicable à compter de l’exercice 2025.

À temps plein, avec la composante statutaire intégrale, un professeur au cinquième échelon de deuxième classe reçoit 4 510,52 euros bruts mensuels en équivalent annualisé : 4 110,52 euros de traitement et 400 euros d’indemnité mensualisée. Au sommet de première classe, il atteint 6 199,04 euros selon le même calcul. Les agents obtiennent donc des rémunérations différentes avant même l’attribution des compléments variables.

Entre le professeur au cinquième échelon de deuxième classe et celui au sommet de première classe, on compte ainsi 1 688,52 euros bruts mensuels de différence, à composante statutaire intégrale. Les deux agents reçoivent chacun l’équivalent de 400 euros pour cette composante ; leur position dans la grille explique donc entièrement cet écart de référence. Pour apprécier ensuite les effets des primes variables, il faut partir de ces traitements individuels.

L’établissement peut attribuer une indemnité supplémentaire au professeur qui assume certaines fonctions, puis une prime individuelle à celui dont la candidature est retenue. Un agent au même niveau de traitement qu’un collègue peut ainsi percevoir davantage. Pour connaître le revenu total, il faut ajouter les sommes effectivement attribuées au cours de la période considérée.

Il faut également conserver la même unité de temps. L’administration affiche le traitement par mois et les barèmes indemnitaires par an. En divisant les 4 800 euros de composante statutaire par douze, on obtient les 400 euros ajoutés aux traitements mensuels. Le même raisonnement s’applique aux compléments annuels, sous réserve de leur période effective d’attribution. On peut alors rapprocher les différentes lignes de rémunération.

Pour passer de cette référence à un bulletin individuel, les gestionnaires tiennent compte de la quotité de travail, la part d’un temps plein accomplie par l’agent, et de sa situation de service. Ils appliquent ensuite les prélèvements au traitement et aux primes. Le professeur à temps plein bénéficiant de la composante statutaire intégrale peut utiliser les repères précédents pour situer sa rémunération brute. Pour expliquer sa position dans cet intervalle, il faut suivre sa carrière.

Trois grades et des promotions au choix

Les professeurs des universités avancent dans trois grades : deuxième classe, première classe et classe exceptionnelle. Dans chaque grade, l’administration les classe à un échelon. Certains échelons comprennent plusieurs chevrons, les niveaux de traitement des positions dites « hors échelle », rémunérées selon des montants spécifiques.

Un professeur au dernier chevron du septième échelon de deuxième classe reçoit 5 277,22 euros bruts mensuels de traitement. Au dernier chevron de première classe, il perçoit 5 799,04 euros. Au dernier niveau de classe exceptionnelle, il atteint 6 566,99 euros. Avec ces positions, l’administration détermine la première ligne de sa rémunération.

L’agent progresse avec l’ancienneté dans les échelons de son grade. Il passe notamment un an dans chacun des quatre premiers échelons de deuxième classe, puis trois ans et six mois au cinquième. Pour accéder aux grades supérieurs, le professeur doit obtenir une promotion au choix, attribuée après sélection. Il faut donc considérer les promotions obtenues en plus des années travaillées.

Le professeur qui projette son revenu jusqu’à la retraite doit intégrer cette sélection. Pour toucher le traitement maximal, il lui faut accéder à la classe exceptionnelle puis atteindre son dernier niveau. Deux collègues recrutés à des dates proches peuvent terminer leur carrière à des positions différentes. Chacun conserve une progression liée à son parcours dans les grades et les échelons.

Le nouvel entrant doit également connaître son classement. Pour être recruté, il doit satisfaire aux conditions statutaires, notamment concernant l’habilitation à diriger des recherches, qui atteste une capacité à encadrer des travaux scientifiques, ou les dispenses prévues. Pour déterminer son premier traitement dans le corps, le candidat nommé doit retrouver la position administrative à laquelle il entre.

L’administration affiche aussi des niveaux qui se chevauchent entre grades : elle rémunère le premier échelon de première classe en dessous du sommet de deuxième classe. Pour calculer le gain d’un professeur promu, il faut examiner son classement avant et après sa nomination dans le grade supérieur. À ce nouveau traitement, les gestionnaires ajoutent les indemnités correspondantes.

La prime statutaire et la cible de 2027

Avec le traitement, l’administration verse la première composante du régime indemnitaire des personnels enseignants et chercheurs, le RIPEC, qui rassemble les indemnités et la prime individuelle. Les gestionnaires désignent cette composante liée au grade par le sigle C1. Le gouvernement en a fixé le montant à 4 800 euros annuels à compter de l’exercice 2025.

Le gouvernement a publié cette revalorisation au Journal officiel du 24 juin 2025, avec un effet rétroactif au 1er janvier. Le professeur bénéficiaire du versement intégral reçoit ainsi le montant annuel pour l’exercice 2025.

Pour apprécier la hausse, il faut revenir au calendrier annoncé avec la loi de programmation de la recherche. Le gouvernement avait fixé une cible de 6 400 euros annuels en 2027 pour la prime statutaire des enseignants-chercheurs. Dans le dernier barème identifié, il retient 4 800 euros. Le professeur peut suivre la trajectoire annoncée en examinant les décisions réglementaires successives.

Lorsqu’il projette son revenu sur plusieurs années, il doit aussi compter son avancement. Dans un exemple fictif présenté en 2020, une professeure devait gagner 969 euros nets supplémentaires par mois en 2027. Environ la moitié de cette progression provenait de son avancement indiciaire sur sept ans.

L’administration associait, dans cette projection historique, hausse des primes et progression personnelle. Pour mesurer l’effort de revalorisation, il faut isoler la part de chaque mécanisme. Le professeur, lui, additionne les sommes qui lui sont versées, y compris les indemnités liées aux fonctions exercées.

Pour les fonctions, jusqu’à 18 000 euros annuels

Un professeur chargé de certaines responsabilités peut recevoir la deuxième composante du RIPEC, la C2, l’indemnité fonctionnelle. Le gouvernement distingue trois groupes : il fixe un plafond annuel de 6 000 euros pour les responsabilités particulières ou missions temporaires, de 12 000 euros pour les responsabilités supérieures et de 18 000 euros pour les fonctions de direction.

Le responsable de l’établissement détermine la somme dans ce cadre. Il peut verser une indemnité inférieure au maximum du groupe concerné. Un professeur relevant du deuxième groupe doit donc consulter sa décision individuelle pour connaître le complément attribué.

S’il exerce plusieurs fonctions classées dans des groupes différents, le professeur relève du plafond du groupe le plus élevé. L’établissement respecte ce maximum lorsqu’il arrête la somme globale. Pour le bénéficiaire, il faut retenir le montant effectivement attribué, en tenant compte des fonctions concernées et de la période de versement.

L’université peut également reconnaître une activité par une équivalence horaire, sa traduction en heures dans le service d’enseignement. Le professeur bénéficie alors d’un aménagement du volume d’enseignement à accomplir. L’établissement doit choisir, pour une même activité, entre cette équivalence et une rémunération par la C2.

Pour une décharge statutaire, la réduction de service prévue par les textes, les gestionnaires appliquent des règles spécifiques. Certaines décharges peuvent s’accompagner de l’indemnité fonctionnelle. Le professeur doit donc connaître la nature de l’aménagement accordé pour déterminer les sommes associées…. Deux collègues exerçant des responsabilités doivent ainsi comparer leurs décisions individuelles. L’un peut recevoir un complément financier ; l’autre, une équivalence horaire ; un troisième, une indemnité avec une décharge statutaire. L’établissement rémunère ou reconnaît les missions selon ces modalités, avant d’examiner les candidatures à la prime individuelle.

À Perpignan, des barèmes de 4 000 ou 5 200 euros

Le professeur peut demander la troisième composante du RIPEC, la C3, prime individuelle liée à la qualité de ses activités et à son engagement professionnel. Lorsqu’il l’obtient, il reçoit une somme comprise entre 3 500 et 12 000 euros annuels selon le barème national.

À l’université de Perpignan, les responsables des ressources humaines ont détaillé des barèmes proposés pour la campagne 2026. Ils y ont inscrit dix primes de 5 200 euros pour l’investissement scientifique, huit de 4 000 euros pour l’investissement pédagogique, deux de 4 000 euros pour les tâches d’intérêt général et cinq de 4 000 euros au titre de l’ensemble des missions.

Les responsables ont présenté ces propositions dans un document mentionnant le comité social d’administration, l’instance de dialogue avec les représentants du personnel, du 26 juin, et le conseil d’administration du 10 juillet 2026. Ils y conservent toutefois des mentions de barèmes à adopter. Pour décrire les versements reçus, il faudrait examiner les décisions d’attribution et de paiement.

Avec les propositions de 4 000 ou 5 200 euros, les responsables de Perpignan retiennent des montants dans une partie de l’intervalle national. Le gouvernement autorise jusqu’à 12 000 euros. Le candidat doit ainsi examiner les modalités locales pour apprécier le supplément envisagé dans son établissement.

Pour déterminer sa rémunération, le bénéficiaire doit ensuite retenir la somme qui lui a été attribuée et la période de versement. Il peut convertir ce montant annuel en équivalent mensuel afin de l’ajouter à son traitement et aux autres indemnités. Il obtient alors un total brut, à partir duquel les gestionnaires calculent les prélèvements.

Du brut au montant reçu sur le compte

Pour calculer le net, le professeur doit examiner les prélèvements appliqués au traitement et aux primes. Il cotise notamment pour sa pension civile, la retraite du fonctionnaire, et acquitte la contribution sociale généralisée ainsi que la contribution au remboursement de la dette sociale. Sur certaines composantes, il cotise également à la retraite additionnelle de la fonction publique.

Selon sa situation, l’agent peut recevoir une indemnité de résidence, un complément lié à la zone géographique d’affectation. Dans les zones concernées, l’administration applique un taux de 1% ou de 3% du traitement. Pour retrouver la somme versée sur son compte, le professeur doit enfin intégrer l’impôt prélevé à la source.

Les données réunies ne donnent pas de moyenne ou de médiane actuelle de rémunération totale des seuls professeurs des universités. Une statistique regroupant tous les enseignants-chercheurs engloberait également les maîtres de conférences, qui suivent une autre grille de carrière.

Le professeur peut néanmoins calculer sa rémunération de référence à partir de sa position. Au dernier chevron de première classe, il reçoit 5 799,04 euros bruts mensuels de traitement. Avec la composante statutaire intégrale, il atteint 6 199,04 euros en équivalent mensuel, avant les primes variables et les prélèvements.



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