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- Palaiseau au siège, PSQL à la cote
- Un veto de Bpifrance pour quinze ans
- Au-delà du capital, la circulation de l’information
- PROQCIMA, l’ordinateur quantique de l’État
- 312,9 millions d’euros de trésorerie au 27 août
- Wall Street et ses avocats
- Après la DGA, le SGPI et la DGE
- Le dilemme des deeptech françaises
Pasqal est restée une société française après son entrée au Nasdaq, la Bourse new-yorkaise des valeurs technologiques, le 28 août. Sa technologie la plus sensible ne peut quitter la France sans l’accord de Bpifrance, la banque publique d’investissement, qui détient 11,4 % de son capital. L’État a jugé ces garanties suffisantes pour autoriser la cotation de la start-up quantique, mais elles n’ont pas rassuré le ministère des Armées. Selon La Tribune, le ministère a écarté Pasqal de PROQCIMA, son programme d’ordinateur quantique doté de 358 millions d’euros, par crainte d’une « captation de technologies souveraines ».
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L’ordinateur quantique, c’est quoi ?
Le communiqué tenait en un mot : « évolution ». Le 28 septembre, Pasqal, qui construit des ordinateurs quantiques à partir d’atomes neutres (des atomes sans charge électrique utilisés comme unités de calcul), a annoncé que sa collaboration avec les pouvoirs publics français se concentrerait désormais sur les applications civiles et commerciales. Dans le même texte, la société confirmait la fin de sa participation à PROQCIMA, aussi appelé LSQUARE. Ce programme est piloté par la Direction générale de l’armement (DGA), l’agence du ministère des Armées chargée d’équiper les forces. Pasqal y affirme avoir atteint « tous les objectifs technologiques » de la première phase et remercie la DGA de son soutien. Ce satisfecit, l’entreprise se l’accorde seule : la DGA n’a publié aucun bilan détaillé de cette phase.
Quelques jours plus tard, le quotidien économique La Tribune a livré un récit sensiblement différent. Selon son enquête, le ministère des Armées a décidé, au terme de longues discussions, d’exclure Pasqal du programme. Le motif : à ses yeux, la cotation de l’entreprise à la Bourse de New York créait un « risque majeur de captation de technologies souveraines ». Ni le ministère, ni la DGA, ni le gouvernement n’ont exposé publiquement cette motivation, qui ne tient à ce jour qu’à l’enquête du journal. Pasqal se garde, de son côté, de dire qui a pris l’initiative de la rupture.
Les deux versions ne se heurtent pas de front. Pasqal décrit une réorientation. L’entreprise dit privilégier un développement guidé par ses clients et poursuivre, dans de futurs programmes civils, ses travaux sur le calcul tolérant aux fautes, c’est-à-dire capable de corriger ses propres erreurs. Son communiqué laisse ainsi en suspens la seule question qui compte. La société est-elle partie, ou l’a-t-on poussée vers la sortie ?
Si l’on suit La Tribune, la DGA ne reproche rien aux processeurs de Pasqal. Son grief vise le lieu de cotation et l’actionnariat d’une société dont le siège, les laboratoires et le matériel le plus avancé se trouvent dans l’Essonne. Un mois à peine sépare l’entrée de l’entreprise au Nasdaq de l’annonce de sa sortie du programme. Les Armées ont donc tranché dès les premières semaines de la vie boursière de Pasqal.
Le motif surprend d’autant plus que l’État avait anticipé ce risque. Avant l’introduction en Bourse, Pasqal et Bpifrance avaient négocié des clauses qui interdisent de déplacer hors de France la technologie la plus sensible sans l’accord de la banque publique. Les pouvoirs publics ont accepté ces garde-fous pour laisser l’entreprise se coter à New York. Selon La Tribune, ces mêmes protections ont échoué à convaincre les Armées de la garder dans PROQCIMA.
Ce double jugement porte sur une seule et même entreprise, examinée à quelques semaines d’intervalle par deux administrations du même État. Il oblige à préciser ce que signifie, pour une société qui n’a changé ni de nationalité ni d’adresse, le reproche d’être devenue trop exposée aux États-Unis.
Palaiseau au siège, PSQL à la cote
Sur le papier, rien n’a bougé. Pasqal Holding SA reste une société anonyme de droit français. Cette entité est née de la fusion avec Bleichroeder Acquisition Corp. II, un SPAC, c’est-à-dire une coquille cotée qui lève des fonds pour racheter une entreprise non cotée et l’introduire ainsi en Bourse. Elle a déclaré son principal établissement au 24, rue Émile-Baudot, à Palaiseau, auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain. Ses actions et ses bons de souscription (des titres qui donnent le droit d’acheter plus tard des actions à un prix fixé) s’échangent pourtant à New York sous les symboles PSQL et PSQLW. Le même dossier officiel porte une adresse de l’Essonne et deux codes du Nasdaq.
La SEC a enregistré Pasqal comme foreign private issuer, un émetteur privé étranger, statut qui consacre sa nationalité française. En entrant au Nasdaq, l’entreprise n’a transféré outre-Atlantique ni ses brevets, ni ses laboratoires, ni sa production. Elle doit désormais publier ses informations auprès de la SEC, respecter les règles du Nasdaq, composer avec de nouveaux actionnaires et répondre aux attentes de liquidité et de rentabilité des investisseurs internationaux.
Sa direction a suivi le même mouvement. Wasiq Bokhari, directeur général depuis mars 2026 après avoir présidé le groupe, a occupé des fonctions de direction chez Amazon et chez Google. Son parcours résume la stratégie de Pasqal : faire d’une pépite scientifique française une entreprise technologique mondiale. Le conseil d’administration, qui compte neuf membres, accueille Michael Blitzer et Andrew Gundlach, deux figures de l’écosystème financier qui a porté la fusion avec le SPAC. Alain Aspect, cofondateur de Pasqal et colauréat du prix Nobel de physique 2022, le préside sans fonction exécutive, aux côtés de Wasiq Bokhari, Georges-Olivier Reymond, Michel Combes, Barbara Dalibard et Jean Raby. Les documents publics de la société ne détaillent pas la nationalité de ces administrateurs.
L’américanisation que les Armées reprocheraient à Pasqal, selon La Tribune, touche donc l’argent, les actionnaires et la direction. Le passeport de l’entreprise reste français.
Un veto de Bpifrance pour quinze ans
Les pouvoirs publics avaient vu venir le danger. Le 16 juillet 2026, six semaines avant la cotation, Pasqal Holding et sa filiale opérationnelle, Pasqal SAS, ont signé un accord d’allocation des activités, qu’elles ont déposé auprès de la SEC. Les deux sociétés y conviennent que le matériel de dernière génération du groupe sera développé exclusivement par Pasqal ou par ses filiales établies en France. Pasqal SAS s’engage à garder dans l’Hexagone les équipes et les moyens nécessaires à ces travaux. Les entités étrangères du groupe peuvent prêter assistance, sous la direction de la structure française.
Le texte verrouille surtout les sorties. Pour déplacer hors de France une activité protégée, que ce soit par cession, licence, sous-traitance ou tout montage équivalent, Pasqal doit obtenir l’accord du comité stratégique de Pasqal SAS. Ce feu vert exige le vote favorable du représentant de Bpifrance. La même règle s’applique à tout transfert de la propriété intellectuelle fondamentale vers une autre société du groupe. Signé pour quinze ans, l’accord ne peut être rompu avant terme sans ce même vote, et certaines obligations survivraient dix ans à une résiliation anticipée. Sans avoir le statut juridique d’une golden share (action spécifique qui confère à l’État des droits particuliers), le dispositif donne à Bpifrance un veto sur tout déplacement de la technologie stratégique.
La banque publique siège aussi au capital. Selon une déclaration déposée à la SEC début septembre, deux fonds qu’elle gère, le Fonds Innovation Défense et un compartiment (une poche distincte) de Bpifrance Innovation, détenaient 24 480 841 actions ou titres assimilés. Ils représentaient 11,4 % du capital sur la base de calcul retenue dans le document, Bpifrance Investissement étant considérée comme leur bénéficiaire en tant que gestionnaire. Bpifrance peut désigner un administrateur aussi longtemps que ses fonds conservent des actions. Nicolas Berdou siège à ce titre comme représentant permanent de la banque publique.
L’État garde enfin la main sur l’actionnariat. Le contrôle des investissements étrangers soumet à examen l’arrivée d’un investisseur extérieur à l’Union européenne et à l’Espace économique européen qui franchit, directement ou indirectement, 10 % des droits de vote d’une société française cotée exerçant une activité sensible. Une réforme adoptée à l’été 2026 a étendu ce régime aux sociétés françaises cotées sur des marchés de pays tiers, dont le Nasdaq. L’État peut ainsi examiner, conditionner ou bloquer une prise de participation, et aucun investisseur américain ne peut prendre librement le contrôle de Pasqal.
Contrat, actionnaire public, contrôle des investissements : ces trois verrous ont décidé l’État à autoriser l’entrée en Bourse. Les pouvoirs publics n’ont pas expliqué pourquoi le ministère des Armées les a jugés insuffisants.
Au-delà du capital, la circulation de l’information
Ces verrous protègent le capital et les murs. Le contrôle des investissements étrangers empêche une prise de contrôle ou une participation significative. L’accord du 16 juillet empêche de déménager les laboratoires et les brevets. Aucun des deux ne règle le quotidien d’un programme militaire : qui accède aux résultats de recherche, comment circulent les données techniques, où travaillent les salariés et vers quelles entreprises ils partent, comment se protègent les systèmes informatiques, qui garantit la continuité des approvisionnements.
Pour les Armées, la performance du processeur ne suffit pas. Un client militaire doit s’assurer de la propriété intellectuelle, de la localisation des équipes et de sa capacité à maîtriser, sur des décennies, des technologies financées par la commande publique. Une société cotée à New York répond en outre aux obligations de transparence d’un régulateur étranger et à des actionnaires dont la composition change à chaque séance. Cette lecture du grief reste une hypothèse : ni le ministère ni la DGA n’ont détaillé le mécanisme du risque qu’ils redoutent, et La Tribune n’en dit pas davantage.
Ni l’enquête du quotidien ni les documents déposés par Pasqal à la SEC ne font état d’un transfert vers des intérêts américains d’une technologie développée pour la DGA. Ils ne mentionnent pas non plus un droit d’accès particulier accordé à un investisseur étranger sur les travaux militaires de l’entreprise. Les Armées ont donc écarté Pasqal, si l’on suit La Tribune, au nom d’un risque qu’elles anticipent, sans qu’aucune captation ait été constatée.
Le ministère applique cette prudence à un programme qui engage l’État pour au moins dix ans.
PROQCIMA, l’ordinateur quantique de l’État
Lancé en mars 2024, PROQCIMA compte parmi les principaux instruments de la stratégie quantique française. La DGA a notifié des accords-cadres (des contrats qui fixent à l’avance les conditions de commandes futures) à cinq entreprises, chacune porteuse d’une architecture technologique différente : Alice & Bob, C12, Pasqal, Quandela et Quobly. L’État y intervient en client. Le programme prend la forme d’un partenariat d’innovation, un contrat de commande publique par lequel l’acheteur finance le développement d’un produit qu’il entend ensuite acquérir. Le ministère attend de ces entreprises qu’elles livrent à l’État des ordinateurs quantiques universels et tolérants aux fautes.
Au lancement, la DGA annonçait un plafond de 500 millions d’euros sur au moins dix ans. Ce montant fixait un maximum contractuel, qui ne préjugeait pas des sommes effectivement dépensées. Le calendrier prévoyait une sélection par élimination : cinq candidats ramenés à trois, puis deux technologies retenues pour l’industrialisation.
Le gouvernement a depuis relevé la mise. Dans l’actualisation de la stratégie nationale quantique publiée en 2026, il prévoit 300 millions d’euros pour les deux phases couvrant 2026 à 2030, ce qui porte à 358 millions d’euros le financement total du programme depuis 2024. La cible fixée pour 2032 passe de 128 à 1 024 qubits logiques. Les qubits sont les unités d’information d’un ordinateur quantique ; les qubits logiques sont protégés contre les erreurs.
Pasqal quitte PROQCIMA au moment où l’État multiplie par huit son ambition technique et concentre sur la période 2026-2030 l’essentiel de l’enveloppe. Avec ce financement, l’entreprise perd sa place dans la compétition où la DGA choisit les architectures sur lesquelles s’appuieront ses futures capacités de calcul quantique. Les atomes neutres n’y concourent plus.
312,9 millions d’euros de trésorerie au 27 août
Pasqal avait besoin de cet argent comme de celui de la Bourse. Le 27 août 2026, l’entreprise a finalisé sa fusion avec le SPAC, et ses titres ont commencé à s’échanger le lendemain. L’opération la valorisait autour de 2 milliards de dollars avant les nouveaux financements. Elle lui a laissé près de 360 millions de dollars de liquidités à la clôture. Cette somme combine les fonds du SPAC, des obligations convertibles (des emprunts remboursables en actions) et d’autres instruments liés à la fusion ; Pasqal ne l’a pas levée auprès du grand public par une augmentation de capital classique.
Les comptes du premier semestre 2026 mesurent le besoin. Pasqal a réalisé 4,9 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 14 % sur un an, dont 3,9 millions tirés de services liés à ses processeurs quantiques. Sa perte opérationnelle a triplé, à 59,2 millions d’euros, contre 19,8 millions un an plus tôt. Sur ce total, 37,5 millions relèvent de charges particulières : 27,3 millions de rémunérations en actions et 10,2 millions de frais liés à la fusion et à la cotation.
Fin juin, Pasqal comptait 110,8 millions d’euros de trésorerie. Au 27 août, après la fusion et les financements associés, elle en affichait environ 312,9 millions. Sa trésorerie a presque triplé en deux mois. Ce gain, de l’ordre de 200 millions d’euros, équivaut aux deux tiers de l’enveloppe que le gouvernement prévoit pour PROQCIMA de 2026 à 2030, à partager entre plusieurs entreprises. La société fait aussi valoir 70,4 millions d’euros d’activités « réservées et attribuées ». Cet indicateur maison mêle contrats pluriannuels, subventions et crédits d’impôt, et Pasqal elle-même le distingue d’un carnet de commandes.
Un ordinateur quantique exige de financer pendant des années des équipes de chercheurs, des équipements spécialisés et des capacités de production, alors que les débouchés commerciaux restent embryonnaires. Pasqal destine l’argent levé à New York à ses machines, à sa production et à son expansion internationale. Selon La Tribune, ce même argent a fait de l’entreprise un partenaire à risque pour le ministère des Armées.
Wall Street et ses avocats
Les investisseurs new-yorkais ont réagi dès le lendemain de l’annonce. Le 29 septembre, l’action Pasqal a clôturé à 6,14 dollars, en baisse de 8,36 %. Le recul suit l’annonce de la sortie de PROQCIMA, mais d’autres facteurs ont pu peser sur un titre coté depuis un mois et peu échangé.
Plusieurs cabinets d’avocats américains ont ensuite annoncé examiner si Pasqal avait correctement informé ses investisseurs de sa situation dans PROQCIMA. Ces cabinets cherchent des plaignants. Leur démarche ne vaut ni enquête de la SEC, ni procédure établissant une fraude.
Une décision prise à Paris au nom de la défense nationale relève ainsi, pour les actionnaires de Pasqal, du droit boursier américain et de ses exigences d’information. En moins d’une semaine, ces avocats ont donné un visage à l’exposition américaine que les Armées reprochent à l’entreprise, selon La Tribune.
Après la DGA, le SGPI et la DGE
L’État ne rompt pas pour autant avec Pasqal. Dans son communiqué, l’entreprise indique avoir été invitée à rejoindre des programmes civils de soutien public encore « en cours de définition ». Le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), placé auprès du premier ministre, et la Direction générale des entreprises (DGE), rattachée à Bercy, lui ont demandé de soumettre un projet de recherche et développement sur le calcul quantique tolérant aux fautes à base d’atomes neutres. Il s’agit encore d’une invitation : aucun contrat n’a été attribué, et Pasqal n’a avancé aucun montant comparable à celui qu’elle pouvait espérer dans PROQCIMA.
Les administrations civiles demandent donc à Pasqal de travailler, hors du périmètre militaire, sur la brique technologique que visait PROQCIMA. Le soutien public à cette technologie se poursuit, débarrassé des exigences de souveraineté propres à la défense.
L’Union européenne confie dans le même temps à l’entreprise un rôle de premier plan. Pasqal coordonne Q-PLANET, une ligne pilote européenne (une installation de production à petite échelle, préalable à l’industrialisation) consacrée aux composants des technologies quantiques à atomes neutres. Sa première phase opérationnelle, annoncée en juillet, est dotée de 50 millions d’euros sur trois ans et réunit 28 partenaires de onze États membres. À l’échelle de l’ensemble du programme, le partenariat-cadre de six ans enregistré par la Chips JU, l’entreprise commune européenne chargée des semi-conducteurs, recense 37 participants dans douze pays. Les partenaires de Q-PLANET entendent renforcer la production européenne de composants, les capacités de test et la résilience de la chaîne d’approvisionnement quantique.
La défiance attribuée aux Armées s’arrête au périmètre de la défense. Pour les ministères civils comme pour Bruxelles, Pasqal reste un partenaire de premier rang.
Le dilemme des deeptech françaises
Ce partage entre civil et militaire touche toute la politique industrielle française. L’État veut faire émerger des champions mondiaux de la deeptech, ces jeunes entreprises issues de la recherche scientifique, dans des secteurs où les cycles technologiques s’étirent sur des années, où les revenus restent minces et les dépenses de recherche considérables. Or les investisseurs européens peinent à fournir seuls les capitaux nécessaires au passage à l’échelle. À New York, le Nasdaq offre aux entreprises quantiques une profondeur financière, une visibilité internationale, des instruments de financement sophistiqués et des actionnaires prêts à valoriser une technologie bien avant qu’elle soit rentable. Pasqal, encore lourdement déficitaire, y a trouvé sa valorisation milliardaire.
Pour une entreprise qui travaille pour la défense, cette ouverture déplace les critères de la souveraineté. L’adresse du siège et la nationalité juridique de la holding ne suffisent plus. Comptent aussi la maîtrise de la propriété intellectuelle, des équipements, des équipes, des données, des décisions de gouvernance et l’origine des financements.
L’État a contribué à faire naître Pasqal, l’a financée et veut la voir rivaliser avec les grands acteurs internationaux du secteur. L’entreprise a trouvé à New York les moyens de cette ambition. Selon La Tribune, le ministère des Armées l’a écartée pour cette raison du programme qui devait l’accompagner jusqu’à l’industrialisation. Le ministère n’a pas dit quel risque concret subsistait malgré la localisation des activités en France, la présence de Bpifrance et le contrôle des investissements étrangers. Aucun texte public ne fixe donc la règle applicable aux jeunes pousses de défense tentées par une cotation hors d’Europe.
Le calendrier présenté en 2024 prévoyait de ramener les candidats de PROQCIMA de cinq à trois. Ils ne sont plus que quatre : Alice & Bob, C12, Quandela et Quobly.


